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Historique |
| Le paysage que purent admirer les premiers colons arrivés en Tiranoc il y a plus de 6000 ans, provenant du Sud, était bien différent de l'actuel. Surplombant de vastes plaines couvertes d'arbres et de fleurs, les hauts pics des monts Anulii formaient une barrière naturelle ayant créé un micro-climat d'une telle douceur qu'il permettait deux récoltes par année. Ce royaume jeune et dynamique attira bien vite bon nombre d'elfes ayant tout perdu lors de la guerre contre le Chaos, désireux de se reconstruire une vie en ce havre de paix. Le climat idyllique, les récoltes abondantes, le flux continu d'immigrés firent, en l'espace de quelques décennies, de Tiranoc (qui en eltharin signifie " renouveau ") la plus riche des principautés elfiques. Durant le règne de Bel-Shanaar, fructueux pour Ulthuan toute entière, deux grandes villes tiranociennes commencèrent à faire parler d'elles : Tor Anroc, sur la frontière avec Nagarythe, ville commerçante et bourgeoise, mécène des arts et des lettres, embellie par de magnifiques monuments, reliée à la mer par un gigantesque canal, et Tor Tassian, au centre du royaume, ville agricole et guerrière, d'une austérité proverbiale ( en eltharin familier, un " tassiani " est une personne froide, intolérante), dont les habitants mâles de plus de 100 ans étaient tenus, bien avant la réforme militaire de Tethlis, à servir dans l'armée durant deux décennies. La rivalité entre les deux villes s'accrut à fur et à mesure que leur influence sur les autres cités de la région s'accroissait, et bientôt tout Tiranoc se divisa en deux factions, menaçant à tout moment d'entrer en guerre. Alerté par cette situation, le roi Phénix Bel-Shanaar envoya un médiateur, le prince Usriel d'Yvresse, pour tenter de désamorcer la situation. Une idée géniale vint à l'arbitre improvisé, qui organisa des épreuves sportives auxquelles prirent part les deux villes, chacune tentant de ravir le plus de trophées possibles. En ces temps, les athlètes des deux cités rivales s'entraînaient sans répit pour battre leurs rivaux lors des " Yoki olytham'kos " se déroulant la première semaine de printemps. De nombreuses colonies furent fondées au delà des océans, et nombreux furent les tiranociens qui s'y installèrent. Il est un vieux proverbe elfique disant " tout ce qui monte est destiné à descendre ", et cette maxime put malheureusement être appliquée à Tiranoc. En effet, vers la fin du règne de Bel-Shaanar, le culte du plaisir commença à prendre pied dans le vaste royaume, dont bon nombre de notables se laissèrent aller aux plaisirs les plus pervertis. Malgré l'important nombre de Slaaneshis y habitant, le pays des auriges resta fidèle à la couronne du roi Phénix durant la guerre civile qui ravagea l'île au début du règne de Caledor le Conquérant (de 2749 à 2580 avant Sigmar), chose allant l'amener à sa perte. En effet, se voyant battus, les partisans de Malektih, en une tentative désespérée d'inverser le cours des évènements, tentèrent d'ouvrir le vortex chaotique fermé par Aenarion 2000 ans plus tôt, n'arrivant qu'à submerger l'ouest d'Ulthuan sous un gigantesque raz de marée. Les conséquences pour Tiranoc furent désastreuses, et on calcule que deux tiers de la population périrent noyés. Des villes comme Dayat, dont les rues pavées de marbre furent envahies par les flots, ou même Tor Tassian furent rayées de la carte, donnant naissance à bon nombre de légendes, dont la plus connue est sans doute celle de la sirène de Thanyos. On raconte qu'un grand mage et sa fille vivaient dans la plus haute tour de l'austère ville de Tor Tassian, où ils étaient aimés et respectés de tous. Voyant la vague meurtrière arriver sur la cité, le magicien, ne pouvant se résoudre à voir sa fille mourir, l'aurait transformée en sirène, créature mi elfe mi poisson, pouvant vivre dans les abysses. Plusieurs marins jurent l'avoir vue pleurer sur des écueils avoisinant l'emplacement de la ville où reposaient les siens. Depuis ce jour funeste, Tiranoc n'est plus que l'ombre de ce qu'elle était, et seuls les hautes plaines bordant les montagnes sont encore habitées. Revenus en hâte en métropole, les tiranociens expatriés ne purent que contempler, la rage dans le cœur, la destruction de leur terre natale, se jetant corps et âme dans la guerre contre les druchiis. Une fois les adorateurs de Slaanesh vaincus, les survivants entamèrent un long processus de reconstruction, décidés à redonner à Tiranoc sa splendeur d'antan. Tor Anroc, à présent isolée sur une île détachée d'Ulthuan, et dont seuls les hauts quartiers n'avaient pas été abîmés, fut en partie reconstruite, et le Roi Phénix Caradryel vint en personne inaugurer l'énorme sanctuaire dédié aux victimes du raz de marée. Lorsque le temps est clair, on voit parfois à travers les eaux bordant Tor Anroc les anciens quartiers intacts sous l'eau. Là encore naissent de nombreuses légendes, mentionnant naïades et hommes-tritons déambulant dans les rues antédiluviennes. Les incursions d'elfes noirs furent repoussées une après l'autre, les guerriers tiranociens prenant un plaisir particulier à tuer ceux qui ont tant avaient fait souffrir leur peule. Conscient de cette haine profonde, Tethlis le Tueur engagea bon nombre de ces guerriers dans ses impressionnantes armées, et Delset l'Intransigeant, général en chef des osts qui attaquèrent Tor Anlec, en massacrant sans pitié tous les habitants, n'était autre que le fils de l'ancien gouverneur de Tor Tassian, échappé par miracle à la noyade. Les tiranociens combattent sans pitié leurs sombres cousins, qu'ils traquent partout, en les fauchant par dizaines sur leurs nobles chars. La grande invasion de 2302, qui ravagea tout le nord du royaume, n'a fait qu'amplifier leur colère, et le plus grand régiment des troupes ayant suivi Eltharion dans sa folle croisade contre les druchiis n'a d'autre nom que " Les Vengeurs de Tor Anroc "… |
Hiérarchie |
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Prince de Tiranoc: Le Prince de Tiranoc est le personnage le plus important de la région. C'est lui qui gouverne le Royaume depuis son palais de Tor Anroc. Malgré le cataclysme qui frappa la cité, et son isolement qui en résulta, les Princes de Tiranoc ont toujours tenu à siéger dans la cité à moitié engloutie. C'est pourquoi celle ci a été partiellement reconstruite. Actuellement, le Prince est Kerähnem Alterion. C'est un elfe respecté pour sa perspicacité et son ambition de redonner à la Province ses atours d'antan. |
Economie |
| L'économie tiranocienne n'est pas aussi florissante que par le passé, elle est même actuellement en pleine crise. En effet, celle ci était principalement basée sur l'agriculture, et de nombreux champs multicolores s'entendaient sur les vastes plaines aujourd'hui sous la mer. Les habitants des plaines, majoritaires, durent se réfugier sur les flancs des monts Annulii, et changer de secteur d'activité. Privée de son fer de lance, l'économie tiranocienne ne s'est jamais vraiment relevée. L'agriculture est toujours présente sur les flancs les moins escarpés, mais elle convient à peine à assurer la subsistance du royaume. L'artisanat n'est pas non plus très élaboré, et la pêche et la chasse sont elles aussi très faibles, en raison notamment du terrain peu propice. La seule activité qui donne des signes d'espoirs est l'exploitation des carrières de pierre. Néanmoins cette branche ne permet pas de garantir un emploi à chacun et c'est pourquoi l'engagement en tant que régulier dans l'armée du Roi Phénix est une solution pour beaucoup de jeunes tiranociens, avides de vengeance et désireux de fournir un revenu à leur famille. |
Militaire |
| L'armée de Tiranoc est essentiellement composée de groupes de tirailleurs harcelant les assaillants sur les escarpés sentiers de montagne qu'ils connaissent comme les creux de leurs mains. Durant la dernière invasion druchii, 90 tiranociens résistèrent pendant quinze jours à plus d'un millier d'elfes noirs, attaquant par surprise leurs opposants, les criblant de flèches avant de s'enfuir dans le maquis. Ils causèrent ainsi d'importantes pertes dans les rangs ennemis, en retardant l'avancée. Quand enfin, pris au piège, il n'eurent d'autres solutions que de se rendre ou de charger, on raconte qu' ils ont dégainé leurs épées et se sont rués sur les sangs froids qui fonçaient sur eux. Chaque ville possède une milice citadine, et Tiranoc fournit aux armées du roi Phénix plusieurs régiments de lanciers et d'archers, ayant fait leurs preuves plus d'une fois, notamment lors de la grande bataille de la plaine de Finuval. Mais la fierté des généraux de Tor Anroc, ce sont les chars de combat. La légende raconte qu'aux temps de la grande invasion du chaos, lors d'un combat désespérée, les assurs combattant à un contre cinq, un char de lumière, avec à son bord Assuryan en personne, serait apparu sur le champ de bataille, massacrant sans pitié les adorateurs des quatre dieux. Une fois le massacre fini, le char miraculeux serait resté inerte, et depuis ce jour, on fabrique ces meurtrières machines de guerre à son image. Nombreux sont les jeunes auriges tentant leur chance dans d'autres provinces, intégrant les armées de divers princes, et même s'il existe des chars ellyriens ou yvressois, ils ne peuvent rivaliser avec ceux du royaume submergé. Au large de Tor Arnoc, sur l'île de Tentäyon, les gardes maritimes de Lothern ont construit une gigantesque base navale, quartier général de toutes les flottes de l'Ouest d'Ulthuan. |
Religion |
| Les Tiranociens sont un peuple très fervent : la perte de la plupart de leurs biens lors de la Grande Déchirure a créé un traumatisme dans la population, et la mémoire commune semble marquée à jamais par ces événements, que l'on se raconte de générations en générations depuis des siècles. Aucun dieu elfique n'est rejeté à Tiranoc, et les sanctuaires religieux sont très nombreux. Là ou la plupart des familles d'Ulthuan consacrent leurs offrandes à un dieu principal, celles de Tiranoc en honorent régulièrement quatre ou cinq. Néanmoins, Asuryan et Isha, les deux dieux principaux d'Ulthuan sont aussi les plus populaires à Tiranoc. Asuryan, l'Empereur des Paradis, est le plus ancien et le plus révéré des dieux elfes. Il est le Créateur et détient la Flamme Eternelle, dispensatrice de vie. Les elfes croient que c'est lui qui régit leur destinée. Le symbole d'Asuryan est le phénix, l'oiseau de feu de la légende. Asuryan demeure seul au Paradis, dans une grande pyramide d'où il observe le mode depuis son trône de diamant. Aucun mortel n'a jamais vu son visage et il est toujours masqué sur les statues. Son masque est divisé en deux parties, l'une noire et l'autre blanche, qui symbolisent son rôle de Gardien de l'Equilibre. Asuryan arbitre les conflits entre les dieux. IL n'intervient que rarement dans les affaires des mortels, mais il est celui qui touche l'esprit des Rois Phénix d'Ulthuan lorsqu'ils traversent les flammes d'Asuryan. Il protège également les trônes Jumeaux d'Ulthuan. Les tiranociens implorent souvent Asuryan pour qu'il leur restitue leur grandeur passée. Ils ne s'adressent que très rarement à Loec, le dieu de la vengeance, car son aspect trop festif ne convient pas à des elfes austères comme ceux qu'abrite Tiranoc. Isha, la mère des elfes, est la déesse des moissons et de la nature, elle sème les graines et surveille la croissance des jeunes arbres. On la décrit comme une elfe pleine de vie et de beauté. Isha a appris aux elfes comment prendre soin de la terre pour récolter de merveilleuses moissons.Le symbole d'Isha est l'Oeil Omniscient qui pleure une seule larme pour les elfes, ses enfants mortels. A l'aube des temps, Asuryan décida que les elfes vivraient prodigieusement longtemps, mais qu'ils vieilliraient et mourraient tout de même. A cette nouvelle, Isha qui adorait ses enfants plus que toute autre de ses créations, tomba dans le désespoir et pleura de douleur. Isha était la principale divinité tiranocienne au temps des grandes plaines et des moissons abondantes, avant la Grande Déchirure. Elle a perdu de son influence dans la province, mais reste encore très honorée, notamment par les femmes. Le culte de Slaanesh est très peu étendu dans la région, notamment grâce aux purges régulières qui sont lancées spontanément par la population dès qu'un malheur frappe le pays. Depuis la Grande Déchirure, une paranoïa s'est installée dans tout Tiranoc par rapport à d'éventuels cultistes de Slaanesh, mais en réalité, la quasi totalité d'entre eux à quitté la région. |
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Alberthaën de Lothern & Lüdwig Müller |
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par Llomarin
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